
Nolberto, 24 ans, étudiant ingénieur en finances à l'université Diego Portales de Santiago du Chili, est fan de Colo-Colo, de son équipe nationale (la Roja) de Led Zeppelin et de piscola. Pour NoVuvuzela, il explique comment les hommes de Bielsa ont rendu fier toute une nation grâce à leur état d'esprit en Afrique du Sud. On est jaloux.
Le Chili sort de cette Coupe du monde après avoir lourdement chuté 3-0 contre le Brésil. Une vitesse à donner le vertige et l’attaque permanente de la sélection chilienne n’ont pas suffi à prendre le dessus sur l’équipe brésilienne. La Roja était venue pour chercher le succès dès la première minute, essayer de rompre avec les vieux démons et l’optimisme était grand. Mais l’expérience du Brésil nous a barré la route, nous laissant seuls avec nos billets retours vers le Chili.

Nolberto lors d'un match de Colo-Colo
Les deux équipes s’étaient déjà rencontrées deux fois lors des qualifications. La première fois, lors du match 7, le Chili avait perdu 3-0 à domicile. Lors du match 16, après avoir bien retenu la leçon, le Chili s’était déplacé pour faire jeu égal. Nous avions pris deux buts d’entrée de jeu, mais avions trouvé les ressources pour égaliser à 2-2. Pour la première fois de l’histoire, le Chili avait l’occasion de gagner au Brésil. Jusqu’à ce qu’apparaisse ce réalisme brésilien qui tue. 4-2, résultat final.
Après des années d’échecs marquées par l’indiscipline, l’interdiction de la Roja à participer aux éliminatoires de la Coupe du Monde 94* et les mauvais résultats sportifs, les supporters réclamaient un changement radical pas seulement au niveau de la sélection, mais aussi auprès des clubs pour qu’ils redeviennent des prétendants aux tournois continentaux. Il y avait de bons joueurs, mais pas de professionnalisme tant sportivement qu’administrativement. La genèse de ce renouveau a eu lieu en 2007 quand l’actuel président de l’ANFP (la fédé chilienne) Harold Mayne Nicholls a surpris tout le monde en engageant El Rosarino Marcelo Bielsa, celui qui dirigeait l’équipe de stars argentines tombée au premier tour de la Coupe du monde 2002 alors qu’ils étaient considérés comme de très sérieux prétendants.
Au Chili, on ne savait pas grand chose de Bielsa. Il venait avec l’ambition de faire de son mieux en partant de zéro. Avec une génération quasi-inexpérimentée, il a réalisé une phase de qualification brillante, terminant second à seulement un point du Brésil. Plusieurs joueurs tels Carmona, Isla, Medel ou Vidal ont vu leur valeur décupler.
Mais cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. Il a fallu trois années de préparation et de travail pour que ça porte ses fruits. Bien sûr on n’a pas gagné le Mundial, ni même fait mieux que le meilleur résultat précédent (1/8èmes de finale en 1998), mais nous avons montré une identité de jeu, chose qui ne s’était plus vue depuis des décennies.

La Plaza Italia, à Santiago, lieu de rassemblement des supporters après chaque victoire de la Roja
Pour son premier match de qualif’ de l’ère Bielsa, en octobre 2007, le Chili a perdu 2-0 contre l’Argentine, et ce résultat était de toutes façons attendu par les supporters. C’est ce fatalisme qui a toujours empêché d’aspirer à de plus grandes choses en football, et Bielsa se refusait à l’accepter. L’histoire a commencé à changer quand la Roja s’est imposée 2-1 face au Pérou et a obtenu le nul 2-2 en Uruguay, avec une formation jouant bien et constamment à la recherche des cages adverses. Cette approche a surpris et plu à tous les Chiliens.
Quatrième match : le Chili est plein d’espoir, enthousiaste, optimiste, cela se joue à domicile, le stade plein, le scénario parfait pour voir la sélection en action. Résultat, défaite 3-0 devant le Paraguay, générant des vagues de critiques contre Bielsa, certains allant jusqu’à réclamer sa démission.
Après ce contretemps, il n’a pas fallu longtemps pour que le Chili commence à acquérir cette mentalité de vainqueur. Victoire en hautes terres boliviennes (jamais simple), victoire au Pérou, victoire au Paraguay 28 ans après ; JAMAIS nous n’avions battu l’Argentine, on les a écrasés (1-0) ; et enfin victoire en Colombie 4-2 qui offre la qualification alors qu’il reste encore un match. Le Chili est Loco de Bielsa et le peuple connait maintenant le potentiel de cette équipe.
Les buts chiliens lors de la phase de qualification au Mondial 2010
Mais tout cela c’est de l’Histoire, le moment des bilans est arrivé. L’entraîneur choisi a su repérer les changements dont avait besoin l’équipe, a démontré qu’il avait ses idées, l’autorité et la conviction pour aller dans cette direction. Il a su construire un groupe capable d’appliquer de façon correcte les consignes données.
Est-ce que cette équipe est l’égale de celle qui a participé au Mundial 98 ? La question est déplacée. Le Chili ne se regroupe plus à 8 ou 9 derrière de façon à perdre le moins lourdement possible. Ils ne l’ont pas fait devant l’Espagne, ni même devant le Brésil. Ils venaient pour jouer, proposer du football. Le résultat final est le même, mais voir les choses de cette façon ne serait pas une analyse correcte du chemin parcouru.
Après le match contre le Brésil, les joueurs ont fait savoir qu’ils n’acceptaient pas cette défaite. Cette mentalité est précisément la plus grande réussite de ce groupe. Le ressenti des joueurs, partagé par la plupart des Chiliens, est le fruit d’un long processus qui a atteint son objectif. Quand les choses finissent mal, surgit le sentiment féroce d’être en droit d’attendre de meilleurs résultats. Ce Mundial laissera une sensation aigre-douce. Des objectifs ont été atteints, mais le chemin qui nous attendait pour être Champion du monde n’avait rien de facile. Il faut souligner que le Chili a affronté quatre équipes, gagné les deux premiers matches (ce qui ne suffisait pas pour assurer la qualification) et a enchainé avec deux matchs contre les deux meilleures équipes du monde selon le classement FIFA. Durissimo.
Nos attaquants n’ont pas été bons, on attendait plus d’eux. Ils arrivaient à s’approcher des buts adverses, mais ne marquaient pas. Peut-être que l’absence de Humberto Suazo (Chupete) est ce qui a le plus handicapé le Chili. Le meilleur buteur des qualifications sud-américaines s’est blessé une semaine avant le début du Mundial et n’a pas pu être prêt à 100%. Alexis Sanchez, pièce maîtresse de notre système en attaque n’a pas pu briller comme il le fait d’habitude en Italie (il joue à l’Udinese) et avec le Chili.
En regardant la sélection –et c’est la le rôle social qu’on attend du football- les jeunes ont compris la nécessité de travailler et de se préparer pour atteindre un but. Avoir de la discipline, être créatif, travailler en équipe, reconnaitre et surmonter ses erreurs, ne pas être conformiste, avoir un esprit de gagneur, être optimiste et positif… Cette sélection a fait prendre conscience que les victoires ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat du travail bien fait.
Le Chili sort de cette Coupe du monde après avoir lourdement chuté 3-0 contre le Brésil. Une vitesse à donner le vertige et l’attaque permanente de la sélection chilienne n’ont pas suffi à prendre le dessus sur l’équipe brésilienne. La Roja était venue pour chercher le succès dès la première minute, essayer de rompre avec les vieux démons et l’optimisme était grand. Mais l’expérience du Brésil nous a barré la route, nous laissant seuls avec nos billets retours vers le Chili.

Nolberto lors d'un match de Colo-Colo
Les deux équipes s’étaient déjà rencontrées deux fois lors des qualifications. La première fois, lors du match 7, le Chili avait perdu 3-0 à domicile. Lors du match 16, après avoir bien retenu la leçon, le Chili s’était déplacé pour faire jeu égal. Nous avions pris deux buts d’entrée de jeu, mais avions trouvé les ressources pour égaliser à 2-2. Pour la première fois de l’histoire, le Chili avait l’occasion de gagner au Brésil. Jusqu’à ce qu’apparaisse ce réalisme brésilien qui tue. 4-2, résultat final.
Après des années d’échecs marquées par l’indiscipline, l’interdiction de la Roja à participer aux éliminatoires de la Coupe du Monde 94* et les mauvais résultats sportifs, les supporters réclamaient un changement radical pas seulement au niveau de la sélection, mais aussi auprès des clubs pour qu’ils redeviennent des prétendants aux tournois continentaux. Il y avait de bons joueurs, mais pas de professionnalisme tant sportivement qu’administrativement. La genèse de ce renouveau a eu lieu en 2007 quand l’actuel président de l’ANFP (la fédé chilienne) Harold Mayne Nicholls a surpris tout le monde en engageant El Rosarino Marcelo Bielsa, celui qui dirigeait l’équipe de stars argentines tombée au premier tour de la Coupe du monde 2002 alors qu’ils étaient considérés comme de très sérieux prétendants.
Au Chili, on ne savait pas grand chose de Bielsa. Il venait avec l’ambition de faire de son mieux en partant de zéro. Avec une génération quasi-inexpérimentée, il a réalisé une phase de qualification brillante, terminant second à seulement un point du Brésil. Plusieurs joueurs tels Carmona, Isla, Medel ou Vidal ont vu leur valeur décupler.
Mais cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. Il a fallu trois années de préparation et de travail pour que ça porte ses fruits. Bien sûr on n’a pas gagné le Mundial, ni même fait mieux que le meilleur résultat précédent (1/8èmes de finale en 1998), mais nous avons montré une identité de jeu, chose qui ne s’était plus vue depuis des décennies.

La Plaza Italia, à Santiago, lieu de rassemblement des supporters après chaque victoire de la Roja
Pour son premier match de qualif’ de l’ère Bielsa, en octobre 2007, le Chili a perdu 2-0 contre l’Argentine, et ce résultat était de toutes façons attendu par les supporters. C’est ce fatalisme qui a toujours empêché d’aspirer à de plus grandes choses en football, et Bielsa se refusait à l’accepter. L’histoire a commencé à changer quand la Roja s’est imposée 2-1 face au Pérou et a obtenu le nul 2-2 en Uruguay, avec une formation jouant bien et constamment à la recherche des cages adverses. Cette approche a surpris et plu à tous les Chiliens.
Quatrième match : le Chili est plein d’espoir, enthousiaste, optimiste, cela se joue à domicile, le stade plein, le scénario parfait pour voir la sélection en action. Résultat, défaite 3-0 devant le Paraguay, générant des vagues de critiques contre Bielsa, certains allant jusqu’à réclamer sa démission.
Après ce contretemps, il n’a pas fallu longtemps pour que le Chili commence à acquérir cette mentalité de vainqueur. Victoire en hautes terres boliviennes (jamais simple), victoire au Pérou, victoire au Paraguay 28 ans après ; JAMAIS nous n’avions battu l’Argentine, on les a écrasés (1-0) ; et enfin victoire en Colombie 4-2 qui offre la qualification alors qu’il reste encore un match. Le Chili est Loco de Bielsa et le peuple connait maintenant le potentiel de cette équipe.
Les buts chiliens lors de la phase de qualification au Mondial 2010
Mais tout cela c’est de l’Histoire, le moment des bilans est arrivé. L’entraîneur choisi a su repérer les changements dont avait besoin l’équipe, a démontré qu’il avait ses idées, l’autorité et la conviction pour aller dans cette direction. Il a su construire un groupe capable d’appliquer de façon correcte les consignes données.
Est-ce que cette équipe est l’égale de celle qui a participé au Mundial 98 ? La question est déplacée. Le Chili ne se regroupe plus à 8 ou 9 derrière de façon à perdre le moins lourdement possible. Ils ne l’ont pas fait devant l’Espagne, ni même devant le Brésil. Ils venaient pour jouer, proposer du football. Le résultat final est le même, mais voir les choses de cette façon ne serait pas une analyse correcte du chemin parcouru.
Après le match contre le Brésil, les joueurs ont fait savoir qu’ils n’acceptaient pas cette défaite. Cette mentalité est précisément la plus grande réussite de ce groupe. Le ressenti des joueurs, partagé par la plupart des Chiliens, est le fruit d’un long processus qui a atteint son objectif. Quand les choses finissent mal, surgit le sentiment féroce d’être en droit d’attendre de meilleurs résultats. Ce Mundial laissera une sensation aigre-douce. Des objectifs ont été atteints, mais le chemin qui nous attendait pour être Champion du monde n’avait rien de facile. Il faut souligner que le Chili a affronté quatre équipes, gagné les deux premiers matches (ce qui ne suffisait pas pour assurer la qualification) et a enchainé avec deux matchs contre les deux meilleures équipes du monde selon le classement FIFA. Durissimo.

Nos attaquants n’ont pas été bons, on attendait plus d’eux. Ils arrivaient à s’approcher des buts adverses, mais ne marquaient pas. Peut-être que l’absence de Humberto Suazo (Chupete) est ce qui a le plus handicapé le Chili. Le meilleur buteur des qualifications sud-américaines s’est blessé une semaine avant le début du Mundial et n’a pas pu être prêt à 100%. Alexis Sanchez, pièce maîtresse de notre système en attaque n’a pas pu briller comme il le fait d’habitude en Italie (il joue à l’Udinese) et avec le Chili.
En regardant la sélection –et c’est la le rôle social qu’on attend du football- les jeunes ont compris la nécessité de travailler et de se préparer pour atteindre un but. Avoir de la discipline, être créatif, travailler en équipe, reconnaitre et surmonter ses erreurs, ne pas être conformiste, avoir un esprit de gagneur, être optimiste et positif… Cette sélection a fait prendre conscience que les victoires ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat du travail bien fait.
Par dessus tout, je suis fier de mon pays et de ma sélection de football. Ce fut un plaisir de la voir jouer, et il faut apprécier cette sensation de bonheur laissée par ce voyage en Afrique du Sud pour que le progrès de notre football ne soit pas seulement une promesse, mais aussi une réalité. Cette année, nous avons vécu des moments difficiles, et la selección aura été un échappatoire pour les gens qui, le 27 février dernier, ont tout perdu lors du séisme, suivi du tsunami. Les joueurs se sont engagés auprès de nous, et nous auprès d’eux. Durant près de deux semaines, notre pays a été uni et heureux. Je remercie les joueurs qui ont tout donné, mouillé le maillot, ont laissé corps et âmes sur le terrain. Le Chili a montré du football, mais aussi une attitude, ont été irrévérencieux (dans le sens où ils ne se sont pas laissé marcher sur les pieds), sans craintes et avec une grande capacité physique. Mais on avance pas à pas.
Le contrat de Marcelo Bielsa a pris fin avec l’élimination du Mundial, et personne ne savait ce qui allait advenir. Mais ce Vendredi 2 juillet, l’ANFP a fait savoir que l’équipe technique est prête à négocier une prolongation jusqu’en 2014, ce que souhaitent tous les Chiliens.
* Le match du 3 septembre 1989 comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 1990 est également resté dans les mémoires sous le nom de Maracanazo de la Selección Chilena. À la 67e minute, alors que le Chili était mené 1-0, le gardien de but Chili, Roberto Rojas simula une blessure lorsqu’un fumigène lancé des tribunes tomba à quelques mètres de lui. Ses coéquipiers le transportèrent alors hors du terrain, en sang, et refusèrent de reprendre le match arguant du manque de sécurité. Quelques jours plus tard, la supercherie fut démasquée par la vidéo. Il fut établi que Rojas avait prémédité l’incident. En effet il avait caché un scalpel dans son gant et s’était entaillé l’arcade à l’aide de cet objet dans le but de gagner la rencontre sur tapis vert. La FIFA donna alors le match gagné 2-0 sur tapis vert au Brésil et le Chili fut exclu pour les éliminatoires de la coupe du monde 1994. Quant à Rojas, il fut suspendu à vie. Afin de réconcilier les deux équipes un tournoi amical, la Copa Texeira, fut joué entre les deux équipes en 1990. Les deux nations se retouvèrent à l’occasion de la Copa América 1991 organisé au Chili. Le Brésil s’imposa 2-0. Source Wikipedia.
Commentaires (5)
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2010-07-16 11:28:08 | AnonymeDommage qu'il n'apporte pas plus de précisions au schéma tactique du Chili, à la limite entre le 433 et le 343, et cette incroyable capacité à étirer la défense adverse. Mais c'est rafraîchissant de lire un tel article.
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2010-07-16 19:36:45 | Daniel - PERO WN, QUE EXCELENTENada mejor que una wena piscola wn pa pasar este frio ql desagradable.... excelente reportaje... (siempre hay manera de entender) Saludos y VIVA CHILE CONCHEMIMARE!!!!!
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2010-07-16 20:20:19 | Iván - Wena jessy!Buenos los videos wn! Mansos goles en las eliminatorias. Te motivaste con la redacción. Felicitaciones, saludos y salúh!
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2010-07-17 03:16:37 | Barbudo Malo - Para los chilenos que pasan por aqui, el texto oriChile se despidió de la Copa del Mundo luego de caer con claridad por 3-0 frente a Brasil. El vértigo, la velocidad y el constante ataque de la selección chilena no alcanzaron para superar a un contundente conjunto brasileño. La Roja salió a buscar el triunfo desde el primer minuto, se quería romper la historia y había mucho optimismo, pero la experiencia de Brasil nos dejo en el camino con boletos de vuelta a chile. Ya nos habíamos enfrentado 2 veces en las clasificatorias para Sudáfrica 2010. La primera vez 0-3 pierde Chile de local en el encuentro numero 7. Luego en el partido número 16, con un libreto aprendido y adquirido por los jugadores, chile salió a jugar contra Brasil de igual a igual. Esto nos costó quedar abajo rápidamente en el marcador por dos goles pero chile demostró que podía y empató el partido quedando con la primera opción para ganar por primera vez en nuestra historia a Brasil de visita, pero todo se fue abajo cuando apareció esa efectividad brasileña que te mata. 4- 2 resultado final, pierde Chile. Luego de años de fracasos marcados por la indisciplina, la suspensión de la selección Chilena de participar en copas del mundo y los malos resultados deportivos, La hinchada chilena pedía a gritos un Cambio radical, no solo con nuestra selección, también con los equipos chilenos que volvían a ser protagonistas de torneos continentales. Teníamos buenos jugadores en el medio nacional, pero faltaba profesionalismo tanto en lo deportivo como en lo directivo. Es así como en el año 2007 se genera este nuevo proyecto, Harold Mayne-Nicholls (actual presidente de la ANFP) sorprendió a todos con la contratación del Rosarino quien había dirigido a la Argentina en el mundial de 2002 quedando eliminado en primera ronda con un equipo argentino plagado de estrellas y que se veía como firme candidato a ganar ese mundial. En Chile poco y nada se sabía de Bielsa, el solo venía con la ilusión de hacer su trabajo lo mejor posible, y comenzó de cero. Con una generación de poca experiencia. Realizó una brillante clasificatoria terminando segundo, a solo un punto de Brasil, y varios futbolistas valen hoy 10 veces más que antes. Carmona, Isla, Medel, Vidal, etc. Pero esto no sucedió de la noche a la mañana, fueron 3 años de preparación y trabajo que a mi juicio dieron sus frutos, no se ganó el mundial y ni siquiera se supero la anterior marca (octavos de final en Francia 199
, pero se mostró identidad de juego. Cosa que no tuvimos por décadas.
Chile enfrenta su primer partido de la era Bielsa por la clasificación a Sudáfrica contra Argentina el Sábado 13 de Octubre de 2007, se pierde 2-0 y para la hinchada chilena este resultado era de esperarse. Es este conformismo el que nos ha llevado a no pretender ni aspirar cosas más grandes en el futbol y Marcelo Bielsa no concuerda con esta postura. La historia empieza a cambiar cuando se gana de local a Perú (2-1) y se empata de visita ante Uruguay (2-2), con chile jugando bien y buscando constantemente el arco rival. Este planteamiento sorprende y gusta a todos los chilenos.
Cuarto partido de las clasificatorias, chile esperanzado, emocionado, optimista, local, escenario perfecto para ver a la selección en acción, la hinchada llena el estadio y todos esperan un triunfo de Chile. 0-3 pierde ante Paraguay generando una ola de críticas hacia Bielsa, la hinchada no lo quiere ver mas como el DT de Chile.
Luego de este traspié no paso mucho tiempo y Chile empezó a adquirir esta personalidad ganadora y a romper su historia futbolística, ganamos en la altura de Bolivia (escenario complejo), ganamos en Venezuela, ganamos en Perú, ganamos en Paraguay después de 28 años, NUNCA le habíamos ganado a Argentina, los aplastamos, se ganó en Colombia con una goleado 4-2 que nos dio la clasificación a Sudáfrica fuera de casa y restando un partido.
Chile está loco por Bielsa y el pueblo sabe del potencial de la selección .
Pero bueno, todo eso ya es historia y llega el momento de hacer balances.
Se eligió un entrenador que estaba a la vanguardia de los cambios que necesitaba esta selección, y demostró que tuvo las ideas, el orden y la convicción para dirigirlos por este camino. Se escogió un grupo de jugadores que supo interpretar de manera correcta el libreto que se les planteo.
¿Este equipo 2010 es igual al equipo Chileno que disputó el mundial Francia '98? Por favor. Ni cerca. Chile no se refugió con ocho o nueve para perder por poco. No lo hizo ante España ni tampoco frente a Brasil. Salió siempre a jugar, a proponer fútbol. El resultado final es igual al de nuestra última participación, pero mirar las cosas de esta manera no es analizar en profundidad lo logrado.
Al término del partido con Brasil, los jugadores señalaron que quedaron con gusto a poco. Esa mentalidad es precisamente el mayor logro de este equipo. El sentimiento de los jugadores, compartido por la mayoría de los chilenos, es fruto de la convicción que todo el proceso se realizó de manera impecable. Cuando las cosas se dan de esta manera surge con fuerza el derecho legítimo de querer mejores resultados.
Este mundial fue de dulce y de agraz, se lograron cosas importantes pero también el camino que nos esperaba para llegar a ser campeones del mundo no era para nada fácil.
Hay que recalcar que chile se enfrentó con 4 equipos en este mundial, ganó los 2 primeros partidos obteniendo 6 puntos, pero eso no bastaba para clasificar a la segunda ronda, los siguientes partidos eran contra los 2 mejores equipos según el ranking FIFA. Durísimo.
Nuestros delanteros no estuvieron finos, se esperaba mucho más de ellos, se lograba llegar al arco rival, pero faltó gol. Quizás la ausencia de Humberto Suazo (Chupete) fue lo que más sintió Chile, el goleador de las Clasificatorias sudamericanas no llego al 100% debido a una lesión que sufrió 1 semana antes de empezar el mundial.
Alexis Sánchez era pieza clave en nuestro esquema de ataque, tampoco pudo brillar como lo hace constantemente en Italia y en Chile.
Viendo a la selección – y aquí esta el rol social que siempre se pide del futbol – , los jóvenes vieron reflejado que es necesario estudiar y prepararse para alcanzar una meta; tener disciplina y perseverancia, ser creativos, trabajar en equipo, admitir y superar los errores, no ser conformista, tener un espíritu ganador, ser optimistas y positivos. Esta selección transmitió que los triunfos no son casualidad, sino el resultado de un trabajo bien hecho.
Estoy en primer lugar orgulloso de mi país y de mi selección de futbol, fue una alegría ver jugar a chile y debemos tomar esa sensación de gusto a poco que nos dejo el paso por Sudáfrica para que el progreso de nuestro futbol no sea solo una promesa sino también una realidad.
Este año nos tocó vivir momentos difíciles y la selección era una vía de escape para esa gente que el día 27 de febrero lo perdió todo con el terremoto y posterior Tsunami. Los jugadores estaban comprometidos con nosotros y nosotros también con ellos. Por casi 2 semanas nuestro país se mantuvo alegre y unido. Le doy las gracias a los jugadores por que sé que dieron todo, mojaron la camiseta, dejaron el alma y el corazón en la cancha. Chile ha mostrado fútbol, pero sobretodo actitud, es Irreverente, sin miedo y con gran capacidad física. Pero vamos paso a paso.
Bielsa terminó contrato con Chile el día que quedamos eliminados del mundial, y no se sabía nada de su continuidad, pero este viernes 2-7-2010 la ANFP informó que el cuerpo técnico está dispuesto a negociar su continuidad hasta el 2014, que es lo que todos los Chilenos queremos que suceda.






