La fiche du match
Avertissements : Heitinga (14ème), Van der Wiel (48ème), De Jong (65ème) et Ooijer (76ème) pour les Pays-Bas – Bastos (37ème) pour le Brésil
Expulsion : Felipe Melo (73ème) pour le Brésil
Remplacements : Van Persie par Huntelaar (85ème) pour les Pays-Bas - Bastos par Gilberto Melo (62ème) et Luis Fabiano par Nilmar (77ème) pour le Brésil
Le film du match
10ème minute - Felipe Melo lance Robinho dans l'axe, la charnière néerlandaise s'admire et l'attaquant de Santos trompe Stekelenburg. 1-0.
11ème - Côté gauche, Kuyt entre dans la surface brésilienne et frappe dans l'angle fermé. Julio Cesar fait la parade.
30ème - Robinho fait de Van Der Wiel et De Jong ses choses et transmet à Luis Fabiano qui talonne instantanément dans la course de Kaka qui enroule du droit. Stekelenburg claque magnifiquement le ballon qui filait dans sa lucarne. Peut être la plus action depuis le début de la compétition.
45ème - Robben tente sa spéciale mais marche sur le ballon au moment de réaliser son crochet.
45ème +1 - Daniel Alves décale Maicon lancé dans le couloir droit. Le latéral décoche une frappe en direction du 1er poteau, Sketelenburg dévie en corner.
66ème - La frappe de Kaka déclenchée à l'entrée de la surface frôle la lucarne oranje.
68ème - Au premier poteau, Kuyt prolonge le corner tiré par Robben sur la tête de Sneijder. 2-1 pour les Néerlandais.
73ème - Felipe Melo nettoie ses crampons sur Robben. Mr Nishimura lui demande de poursuivre son ménage aux vestiaires.
84ème - Sneijder seul au point de penalty frappe sur Julio Cesar. Au bout de la contre-attaque, Kaka rate l'égalisation.
L'analyse
Les murs du vestiaire brésilien doivent encore trembler à l'heure où nous publions cet article, tant on imagine que la manière dont les Auriverdes se sont fait éjecter du Mondial a du rendre fou le rigoureux Carlos Dunga. Forts d'un avantage d'un petit but pas cher payé au terme des 45 premières minutes, les Brésiliens semblaient s'acheminer vers une qualification sans histoire, à l'image de leur parcours sud-africain jusque-là parfait en tous points.
Disposés dans leur habituel milieu en losange, Felipe Melo remplaçant Ramirez suspendu, les quintuples champions du monde ouvrent le score dès la 10ème minutes, lorsque Felipe Melo lança Robinho dans le dos d'une charnière centrale néerlandaise en manque de repères suite au forfait de dernière minute de Mathijsen. La réaction des hommes de Van Maarwijk par l'intermédiaire de Kuyt dans la minute qui suit (frappe au premier poteau) constitua l'unique occasion franche des Bataves durant la première période. C'est dire si l'emprise brésilienne est totale lors de ce premier acte. Kaka est impeccable à la baguette, Maicon et Juan apportent le surnombre, Felipe Melo et Gilberto Silva rendent Sneijder inoffensif, Michel Bastos prend le dessus sur Robben à la technique étonnamment approximative, Lucio et Juan dominent Van Persie. Les Néerlandais sont également en-dessous physiquement, peinant à gagner le moindre duel. Organisés en 4-2-3-1, les Oranje tentent de s'en sortir par les ailes, Robben décroche et Kuyt réclame dans la profondeur, sans grand succès, alors que seul Van Bommel parvient à se placer dans les intervalles pour apporter un surnombre bien timide. Pendant ce temps-la, le Brésil continue à imposer sa loi, en témoigne l'action de grande classe de la 30ème minute (voir notre film du match). Alors que l'arbitre renvoie tout le monde aux vestiaires, nous n'avons toujours pas détecté le moindre point faible chez ces Brésiliens. Si ce n'est peut être celui de ne pas avoir tué tout suspense.
Dès le début de la seconde période, les attaquants néerlandais se décident enfin à injecter un zest d'intelligence dans leurs déplacements. Van Persie et Kuyt permutent, Robben repique plus souvent dans l'axe. Forcément, tous ces mouvements permettent à Sneijder de trouver les espaces qu'il n'avait pas auparavant, même si son équipe ne parvient toujours pas à se procurer des occasions franches et que le Brésil continue à jouer à sa main. Seul un coup du sort peut sauver ces Néerlandais poussifs, et il intervient à la 53ème minute. Suite à une faute de Michal Bastos sur Robben, Sneijder expédie un coup franc au coeur de la surface brésilienne. Felipe Melo et Julio Cesar se gênent, et le milieu de terrain de la Juve égalise pour ses adversaires. Ce retour au score venu de nulle part donne des idées aux Oranje. Les latéraux, Van Der Wiel en particulier, participent aux offensives, Sneijder pourrit la première relance auriverde et Kuyt règle le cas Maicon. Les débats s'équilibrent enfin. Michel Bastos commence à souffrir face à Robben qui est revenu sur la pelouse avec la technique qu'il avait oublié dans les vestiaires en première période. Dunga décide de changer de latéral gauche et lance Gilberto Melo aux basques de l'ailier munichois. Kaka, toujours aussi inspiré est proche de redonner l'avantages aux siens à la 66ème mais voit sa frappe frôler la lucarne de Stekelenburg. Deux minutes plus tard, Les Néerlandais prennent l'avantage sur un nouveau coup de pied arrêté, Sneijder reprenant pépèrement un corner de Robben prolongé par Kuyt. Comme souvent lors de tel retournement de situation, l'équipe qui avait les cartes en main devient fébrile et c'est le benêt Felipe Melo qui poignarde une seconde fois les siens en se faisant expulser. En déficit à la récupération, les Brésiliens sont sans réaction. Nilmar, entré en jeu à la place de Luis Fabiano et Lucio qui tente d'apporter en pointe sont inoffensifs. Seul le génie de Kaka aurait pu faire la blague, mais ce dernier loupera l'égalisation au terme d'une contre-attaque dans les ultimes minutes. Les Pays-Bas ont trouvé le point faibles du Brésil : les coups de pied arrêtés défensifs.
L'analyse tactique détaillée qui sent bon de la bouche est disponible sur l'excellent e.Foot.eu

Les joueurs qu'on a aimés
Mark Van Bommel : Affreux, sale et méchant, un vrai Batave de barbare. Mais pas que. Doté de l'excellente technique indispensable à ce niveau, c'est lui qui imprime le rythme à sa sélection. Véritable harceleur lorsque son équipe n'a pas le ballon, toujours disponible dans les intervalles en phase offensive, il est dans la lignée des plus grands, de Roy Keane à Didier Deschamps, en passant par Pierre Ducasse.
Nigel De Jong : Récupérateur-relanceur d'exception. On a compris pourquoi Patrick Vieira (à qui on pense très fort en cette période de canicule) ne joue quasiment pas à Manchester City.
Dirk Kuyt : Si vous n'avez pas vu Maicon en seconde période, c'est de sa faute.
Maarten Sketelenburg : Deux gros arrêts en première période qui permettent à son équipe de rester dans le match. A fait du bien à sa défense en fin de match quand le Brésil gesticulait encore un peu.
Wesley Sneijder en seconde période : Bien bloqué en première période (lire notre analyse ci-dessus), l'Interiste a joué de malice pour trouver de l'air après la pause. Auteur du coup franc de l'égalisation puis du but victorieux, il s'est ensuite évertué à gêner la relance adverse comme Mourinho lui a appris.
Arjen Robben en seconde période : Le dynamiteur du Bayern a profité de la mi-temps pour remettre la main sur la technique qu'il avait oublié dans son casier lors des 45 premières minutes.
Kaka : Le meneur de jeu a retrouvéle niveau qui lui a valu de remporter un ballon d'or le jour de l'élimination de son équipe. C'est ballot. Mais Jesus l'aime, donc ça va. maitrisé
Michel Bastos : Le Lyonnais a parfaitement maitrisé Arjen Robben durant toute la première période, ce qui n'est pas un mince exploit, même s'il a ensuite perdu du terrain jusqu'à son remplacement. Claude Puel saura s'en souvenir si d'aventure Lyon venait à affronter de nouveau le Bayern. Ou pas.
Les joueurs qu'on n'a pas aimés
Robin Van Persie : Transparent. A quand même réussi à se blesser, Arsenal style.
Arjen Robben en première période : Conduite de balle Djibrilcissesque, contrôles américains (période -10 avant David Beckham), la fusée est bien mal entrée dans la partie.
Julio Cesar : A mal choisi son jour pour passer à travers. Dans son costume de Tortue Ninja, il n'a montré aucune assurance, se vautrant copieusement sur sa sortie amenant l'égalisation néerlandaise.
Felipe Melo : Un but contre son camp et une expulsion. Et une passe décisive, c'est vrai. Mais quand même.
Les remarques indispensables
- Gilberto Silva n'a pas dormi depuis 6 mois, c'est ça ?
- Xavier Gravelaine aime Mark Van Bommel, non ?
- Un but de la tête, sur corner, sans sauter ou presque, face au Brésil, en Coupe du monde. On savait bien que la calvitie de Wesley Sneijder nous rappelait quelqu'un.
No comment
Xavier Gravelaine, au milieu de la 1ère période : "Je pense que collectivement, les Brésiliens sont un petit peu au-dessus des Hollandais."
Xavier Gravelaine : "Il [Sneijder] a choisi de frapper dans les bras du gardien."
Xavier Gravelaine : "Il y a main de Lucio ! Il y a penalty !"
Fabien Lévêque : "Il y avait main mais c'était en dehors de la surface."
Xavier Gravelaine : "Oui, mais quand même."
La playlist des éliminés
What I've Doni
Lady Melo-dy
Josue un homme
Grafite
Don't Gomes with my man
Lucy Pearl - Don't mess With my man
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2010-07-03 14:59:00 | prout"- Un but de la tête, sur corner, sans sauter ou presque, face au Brésil, en Coupe du monde. On savait bien que la calvitie de Wesley Sneijder nous rappelait quelqu'un."
A part ça, du grand gravelaine
. J'espère juste qu'ils le payent pas trop cher! Pauvre Fabien Levêque tiens.
Par contre les cocos égarements ça existe et ça va bien dans le contexte
.





