
La fiche de match
Buts : Müller (3ème), Klose (67ème et 88ème), Friedrich (74ème)
Avertissements : Müller (36ème) pour l'Allemagne, Otamendi (11ème) et Mascherano (80ème) pour l'Argentine
Remplacements : Jansen pour Boateng (72ème), Kroos pour Khedira (78ème), Trochowski pour Müller (83ème) pour l'Allemagne - Pastore pour Otamendi (68ème), Aguero pour Di Maria (75ème) côté argentin
Le film du match
3ème minute : Otamendi commet une grosse faute sur Podolski. Sur le coup-franc, Müller coupe la trajectoire et marque dans le but vide.
24ème : sur une contre-attaque, Müller se défait du marquage argentin et centre en retrait pour Klose qui manque le cadre.
35ème : au terme d'un joli geste technique, Higuain se sépare de Mertesacker et Boateng mais frappe trop mollement pour inquiéter Neuer.
48ème : Di Maria parvient enfin à se placer sur son bon pied et décoche une grosse frappe qui frôle le poteau de Romero.
53ème : Mertesacker se sacrifie en contrant de la tête une reprise de volée de Tevez, bien servi par un amorti de la poitrine d'Higuain.
67ème : Müller, pourtant à terre, parvient à glisser le ballon en profondeur à Podolski qui joue parfaitement le jeu et centre au bon moment pour Klose qui marque dans le but déserté par Romero, trop court.
74ème : sur une touche de Boateng, les Argentins regardent Schweinsteiger filer vers la ligne de but et centrer pour Friedrich qui se détend pour tacler le ballon dans le but malgré le retour désespéré de Demichelis.
88ème : alors que le ballon est dans les pieds de Messi, Mertesacker le récupère et amorce le contre. Özil déborde côté gauche et centre à mi-hauteur pour Klose qui inscrit le but du doublé du plat du pied.
L'analyse
Pour faire face à une Allemagne impressionnante à chacune de ses sorties, Diego Maradona avait décidé de surprendre son monde, non pas en changeant ses titulaires, mais en inversant Angel Di Maria et Maxi Rodriguez afin d'offrir à ses milieux excentrés la possibilité de rentrer dans l'axe et d'utiliser leur pied fort. Mais l'entrée tonitruante des Allemands a rapidement mis à mal ces plans : dès la troisième minute et une faute commise par un Otamendi déjà débordé, Muller devançait ce même Otamendi pour couper de la tête un coup-franc de Schweinsteiger et lancer idéalement le match de la Nationalmannschaft.
Les Argentins, obligés pour la première fois de ce mondial de courir après le score semblaient à court d'idée, bien enfermés par les défenseurs allemands. Au milieu, Schweini et Khedira étaient sans cesse au pressing. Messi ne trouvait pas la solution, Di Maria s'excentrait toujours un peu plus vers le poteau de corner tandis que Maxi Rodriguez enfilait sa deuxième chaussure dans le vestiaire. Tevez et Higuain étaient en compétition pour le poste de plot officiel argentin. Si les Argentins tenaient le ballon, ils n'étaient pas moins inoffensifs. Surtout, dès que les Allemands récupéraient, Mascherano se retrouvait immédiatement isolé et ne pouvait faire mieux qu'écoper à la petite cuillère. Sitôt ce mince rideau effacé, les défenseurs albiceleste semblaient paniquer et faisaient jouer le recul-frein à outrance, sans grande réussite.
Côté allemand, si Neuer ne rassurait toujours pas dans ses buts, le reste de l'équipe était au diapason. Même Boateng, pourtant méconnu, parvenait à éteindre le feu follet Di Maria.
Après la pause, les Argentins tentaient de se montrer plus pressant dans le camp adverse, mais ils n'étaient pas plus inspirés et les Allemands jouaient le contre à la perfection. On ne saura probablement pas si Joachim Low avait repéré la faiblesse du côté droit, mais toujours est-il que toutes les attaques dangereuses passaient par ce côté, abandonné par Di Maria et faiblement tenu par Otamendi. Sur l'un de ces contres, Podolski était lancé en profondeur par un Muller pourtant au sol et n'avait plus qu'à center pour l'opportuniste Klose. A peine plus tard, à travers une défense incroyablement passive composée de Higuain et Mascherano (!), Schweinsteiger centrait en retrait pour le défenseur Friedrich qui taclait et battait pour la troisième fois Romero.
Malgré les entrées d'Aguero et Pastore pour tenter de revenir au score, les Allemands tenaient facilement le coup et scoraient sur un nouveau contre conclu par Klose, auteur d'un doublé.
Les Argentins ont ce soir fait face à leurs limites. Ils ont essayé de masquer une équipe coupée en deux ( un Mascherano qui joue sentinelle au plus près des défenseurs et deux 9 ainsi que des excentrés très offensifs ) par un Messi qui va chercher le ballon très bas. Incapables de prendre le contrôle du ballon et stériles en sa possession, les Argentins ont tenté de jouer sur les individualités multipliant les gri-gris et les phases de jeu alambiquées pour tenter de bouger un bloc allemand bien en place. Mais il a manqué un organisateur à cet équipe ; celui qu'avait été Veron en phase de poules et qui, dans ce losange, est censé être Messi. Mais on ne confie pas les baguettes de chef d'orchestre à un soliste, aussi doué soit il. Résultat, des couacs et un final sans finale. Hasta luego.
Il y a donc tout lieu de relativiser la performance allemande qui n'a pas eu à forcer ses nombreux talents pour l'emporter. Aussi à l'aise pour subir, tant la sortie de ballon des lignes arrières est propre (le circuit défenseur central, relayeur, latéral marchant à merveille), que dans le possession du ballon avec une phase de préparation basse et une projection rapide pour finir avec un jeu dans l'espace de toute beauté dans les 30 derniers mètres. On est donc en mesure de se demander ce qui pourrait vraiment perturber cette équipe allemande dans les stades suivant de la compétition. Au vu de son seul match perdu, celui de la Serbie, on est tenté de dire que seul un manque de réalisme pourrait mettre les allemands en difficulté. Malheureusement pour les Espagnols le score de ce match semble dire que le problème n'était que temporaire.
Le seul espoir pour bloquer une équipe teutonne en grande forme serait un pressing haut au vu de la phase de préparation basse de l'équipe. Seulement, au vu de ce match où les attaquants sud-américains ont tenté d'exercer ce type de pressing, il semble que ce ne soit pas suffisant. Mais le collectif huilé espagnol et sa maitrise du milieu de terrain seront autrement plus dangereux que le récital des solistes argentins.
Les joueurs qu'on a aimés
Müller (Allemagne) : sa suspension lors de la demi-finale sera assurément un coup dur tant ce jeune joueur est indispensable dans la bonne tenue des attaques allemandes. Il est en plus décisif à quasiment tous les matchs. Assurément LA révélation de ce tournoi.
Klose (Allemagne) : alors bien sûr son style est un peu trop semblable à Stéphane Guivarch, mais on ne peut nier que Miroslav Klose est un grand attaquant. Il a inscrit aujourd'hui un doublé et se rapproche du record de Ronaldo.
Boateng (Allemagne) : l'un des joueurs les moins connus de cette Mannschaft a pourtant prouvé qu'il n'avait pas grand chose à envier à ses partenaires. Opposé au gaucher Di Maria, il ne lui aura pas laissé un centimètre, le poussant même à s'excentrer pour qu'il ne puisse se remettre sur son bon pied et frapper tel Robben sait le faire.
Les joueurs qu'on n'a pas aimés
Otamendi (Argentine) : on pourrait dire qu'il a pris l'eau tout le match, que tous les buts sont venus de son côté, qu'il commet la première faute qui amène le but, qu'il est absent du marquage de Muller sur ce même coup-franc, qu'il se jette comme un débutant lors du premier but de Klose, etc... Mais on dira juste : Javier Zanetti.
Messi (Argentine) : le meilleur joueur du monde a loupé son match, et on pourrait même dire qu'il a loupé son mondial tant son influence sur le jeu argentin a été minime. Aujourd'hui encore, il n'a jamais trouvé la faille, tentant souvent l'exploit individuel qu'il n'a jamais réussi.
Maxi Rodriguez (Argentine) : si son compère de l'aile droite Di Maria a tenté de submerger au milieu, l'ex-attaquant de l'Atletico a, lui, traversé le match comme un fantôme. Absent à la récupération du ballon, incapable d'accélérer le jeu ou ses courses, il n'a jamais été en position de créer le danger. L'idée de Maradona d'inverser ses deux milieux de terrains que sont Maxi et Di Maria aura surement été l'une des raisons de l'échec d'hier après-midi.
Le match des tribunes
Les remarques dispensables
- Au moins, on évitera l'effeuillage de Maradona. C'est toujours ça de gagné !
- Khedira ressemble beaucoup à Milan Baros, le pauvre. Enfin, rien ne sert de faire une collecte pour lui payer une chirurgie esthétique puisqu'il se moque des Khedirathons !
- A force de jouer avec Lorezo Lamas aka le Rebelle dans les buts, ça devait finir par se payer...
- Heinze, ça doit lui faire tout bizarre de voir un arbitre qui ne siffle pas dès qu'il se roule par terre.
La playlist des éliminés
Garce au gorille
Heinze beat goes on
Comme à l'Aguero
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2010-07-07 04:38:59 | tueursnet - Balle de Löw4 buts, 4 façons d’aborder la question : 1 : on joue chacun pour soi 2 : on joue les uns contre les autres 3 : on joue les uns avec les autres 4 : on joue les uns pour les autres C’est ce qu’a réussi la Nationalmannschaft Habiter chaque centimètre carré. Avec Joachim Löw qui donne l’impression de danser le slow mais qui se comporte comme un torero qui s’arrête de bouger devant le taureau comme pour signifier que c’est déjà plié ! http://www.tueursnet.com/index.php?video=Balle%20de%20Low





