Voilà, ça y est,
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"Trouve-moi un aller retour pour Tatooine avec ton système de merde.
Et que la force soit avec toi."
Du football, les millionnaires !
Première raison, les footballeurs sont milliardaires. Le football est un sport mais plus encore une industrie qui génère des quantités astronomiques d'argent frais. Tout le monde se rince au passage, les médias, les sponsors, les clubs, les agents et, bien entendu, les joueurs. Surpayés ? Si l'on peut estimer que le fait qu'un sport devienne une industrie, avec tout ce que cela implique d'entorses à la « morale sportive », brassant des milliards de devises est une anomalie (mais c'est un autre débat – le vrai, sans doute), comment peut-on s'insurger contre le fait que les « chevilles ouvrières » de cette industrie, les joueurs donc, empochent une part non-négligeable du pactole ? Sans vouloir tomber dans la provocation, ne peut-on pas estimer que les footballeurs professionnels sont à l'avant-garde du progrès social ? Eux qui monnayent leurs services au prix fort, bien conscients qu'ils sont de leur rôle fondamental et originel dans ce système, ne peuvent-ils pas servir de « modèles » aux diverses luttes sociales ?
Les footballeurs ont ceci de particulier qu'ils gagnent des millions tout en restant dans cette position de salarié, d'employé, de subordonné (à un entraineur, à un Président, à une Fédération). Pourtant, le rapport de force employé-employeur, habituellement favorable au « patron », est ici inversé et ce sont les « ouvriers » qui dictent leur loi au marché du travail. La différence entre le marché du travail du football et le marché du travail en général réside bien évidemment dans le fait que l'offre, les bons joueurs, est inférieure à la demande, avoir des bons joueurs dans son équipe. Conscients de cette situation et désireux de « croquer » dans l'énorme gâteau qu'est le business du football mondial, les joueurs ont su se placer au centre de l'échiquier des dividendes à tirer de l'exploitation mercantile de leur sport. C'est ce qu'ils font depuis quelques dizaines d'années maintenant et les évènements de ce week-end n'en sont peut-être que la phase ultime.
Qu'ont voulu dire les joueurs en refusant de s'entrainer ? Quel message, au-delà de la solidarité avec l'un des leurs, ont-ils souhaité faire passer ? En affirmant d'une part leur union et en se désolidarisant de leurs dirigeants d'autre part, les joueurs ont créé les conditions d'une sorte de lutte des classes new age. Conscients d'être le moteur de la sphère économique dans laquelle ils vivent, n'ont-ils pas tout simplement affirmé par ce mouvement leur volonté d'être placés au centre de la sphère sportive ? Qui sont Escalettes et cie pour juger ce qui est bon ou pas pour la vie du groupe ? Qui est Rama Yade pour remettre en cause l'intégrité et le professionnalisme de ces joueurs ? Ce qui pourrait passer pour des simples mouvements d'humeur de gosses gâtés cache peut-être en fait quelque chose de plus profond, un ras-le-bol. Ras-le-bol d'être la vache à lait sur qui tout le monde s'engraisse, ras-le-bol d'être les jouets d'une Fédé qui contractualise à tout va, ras-le-bol d'être les victimes expiatoires de médias frustrés devenus insultants.
Au nom de quoi, fondamentalement, les joueurs seraient infondés à exprimer leur mécontentement ? Parlons de principe pour une fois, et pas de chiffres. Au nom de quoi devraient-ils tout accepter ? Leur rémunération plus qu'importante ne doit pas faire de ces joueurs des exclus de la revendication, des gens privés d'idées et d'avis sur leur propre sort. L'unanimité des observateurs quant au traitement de cette affaire révèle, au-delà des clivages, la stigmatisation dont sont victimes les footballeurs. Trop riches pour se plaindre, trop gâtés pour échouer.
Racisme social
Derrière cette polémique, une deuxième chose émerge. Les footeux sont trop payés on l'aura compris, mais, en plus de ça, ce sont des sales petits caïds. Quand le racisme social s'exprime sans aucun complexe, on en arrive à lire des choses tout à fait hallucinantes sur les Ribéry, Gallas et autres Anelka. Que n'a-t-on pas lu et entendu depuis dimanche ? Les joueurs sont idiots, n'ont aucune éducation, ne sont pas formés intellectuellement pour savoir ce qu'ils disent, viennent de milieux trop défavorisés pour gérer ce qui leur arrive etc. N'en jetez plus, la condescendance a atteint son paroxysme.
Derrière ces propos injurieux, des journalistes, des politiques, des observateurs qui aiment un football lisse où les joueurs font ce qu'on leur demande, prennent leur chèque (discrètement) et se taisent. Depuis dimanche, c'est à un véritable déferlement de haine auquel on assiste. Franck Ribéry a beau venir, d'une manière qui nous paraît tout de même honnête et, à tout le moins, courageuse, dire le mal-être qu'il ressent, les gens rient, se gaussent, et l'accusent, sinon de jouer la comédie, de ne pas savoir ce qu'il dit. Ah, Franck, on t'aimait bien quand tu faisais des gentils reportages pour TF1 avec ta famille à Boulogne, milieu défavorisé mais grand cœur, mais là, oulah, tu sors du cadre mon petit, et tu joues au caïd, comme tous les jeunes des milieux défavorisés le font. Racisme social acte 1.
Nicolas Anelka pour l'acte 2. Quand Le Figaro écrit, à propos de l'attaquant de Chelsea : « Ce fan de hip-hop a toujours eu le goût du «clash» et le sens de la formule qui claque. », « le joueur d'origine martiniquaise a toujours cultivé son image de rebelle sans cause », où est la valeur ajoutée ? Quand Bruno Roger-Petit, jamais avare quand il s'agit de jouer au père-la-morale-et-la-bonne-France y va lui aussi de son couplet : « Lunettes de star de rap, casque hi-fi sur les oreilles, capuche façon seigneur Sith, soit la panoplie du footballeur français que les amateurs de foot ne supportent plus », est-ce que le débat avance ? Non, bien sur. On est là à stigmatiser des jeunes gens qui écoutent de la musique de sauvages et portent des lunettes de soleil pour garder un minimum d'anonymat. Tout le monde a le droit de la faire mais pas eux, ces petits cons qui viennent de banlieue, qui détestent
Oui il y a du racisme social, oui il y a du mépris, oui il y a de la haine de la part de ces observateurs qui ne supportent pas de voir le joujou leur échapper et tomber dans les mains bronzées et avides de ces jeunes idiots à peine lettrés.
Faisons le point : on a donc des jeunes milliardaires, analphabètes, sans éducation, aux goûts musicaux et vestimentaires douteux, ces gens-là voudraient s'exprimer ? Pas ici voyons, pas chez les grandes personnes.
La France a honte
Ces gens-là, nous dit-on, font honte à leur pays. Quand on entend Eric Besson (« Que la mascarade cesse. Je suis consterné, blessé, attristé par leur attitude. Se rendent-ils compte de l'image qu'ils renvoient ? »), Valérie Pécresse (« Comment voulez-vous que des jeunes respectent leurs professeurs s'ils voient Anelka insulter l'entraîneur ? »), Roselyne Bachelot (« La très forte pression qui pèse sur les Bleus n'autorise pour autant aucun dérapage. Les joueurs doivent se rappeler qu'ils portent les couleurs de
Les joueurs de cette équipe apparaissent donc comme les victimes expiatoires d'un pays qui se plait à ne pas s'aimer et à se dénigrer.
Parce qu’il trop facile de fabriquer un monstre, de l’engraisser pendant des années, de profiter de la bête puis de crier avec les chiens quand celle-ci vous échappe, il nous semble que le plus ridicule et le plus dramatique dans cette affaire est la manière dont elle a été traitée et non pas le fond du « problème ».
En se replaçant au centre de l’échiquier sportif, les joueurs ont définitivement achevé leur « prise de pouvoir » et le corollaire de tout ceci c’est qu’ils se placent eux-mêmes devant leurs responsabilités en cas d’échec. En avaient-ils les épaules ? Réponse ce soir, après le match.
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2010-06-22 12:49:42 | sneak - bip up donoLa voix de la raison nous arrive de meurtre et moselle, on est mal !
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2010-06-22 12:54:11 | DumBHyper interessant. Juste une chose, je ne croit pas que les joueurs aient réussis a inverser le rapport de force avec leurs "patron", reprendre les rennes du côté du sportif je vois ça plus comme une protection de leurs acquis. Par contre leur opposition a la fédé là ça va déja plus loin.
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2010-06-22 13:43:43 | Matouenfin une voix dissonante et qui ne tombe pas dans les propos de bas étages pour traiter des ces raclures pourries gâtées.
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2010-06-22 14:05:15 | MastaJe ne vois pas bien où tu veux en venir dans ta première partie : les joueurs pro de l'EdF constituent une "caste" de privilégiés, et non pas une "classe" sociale. Les voir à l'avant-garde du progrès social (surtout en ce moment où le progrès social est foulé au pied par une autre "classe sociale" !!!), ça me semble complètement surréaliste : j'ai l'impression que tu leur prêtes des intentions que ces messieurs sont bien incapables de verbaliser, il suffit de voir leurs réactions incohérentes (pourquoi ne pas faire grève jusqu'au retour d'Anelka en mettant la pression sur la fédé au lieu de rentrer au bercail le lendemain ? on croirait voir la CGT...) pour s'en rendre compte. D'autre part, les joueurs sont DEJA au centre de la sphère sportive, ils ont acquis le pouvoir par rapport aux clubs, aux fédés (il suffit de voir l'indulgence dont ils bénéficient, quels que soient les forfaits commis à commencer par les fameux "bras de fer"
, et ce depuis déjà pas mal d'années comme tu le rappelles plus haut. Simplement, pour acquérir ce pouvoir, ils se sont soumis à des règles corporate, des codes, ceux de "l'entreprise club", c'est tout.
Bon, après, le reste est bien vu, sur le racisme social, etc. Bon article qui a le mérite de susciter le débat
Le côté "que représente la France chez ces gens-là" pourrait être à creuser aussi.
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2010-06-22 19:07:43 | ptitluEn effet un article intéressant et qui change un peu de ce qu'on peut lire un peu partout ailleurs. Pour Masta, concernant la notion de "progès social" je pense que le raisonnement est celui ci: ils sont dans un système qui génère une chiée de fric et en touche une bonne partie, plus généralement que leurs supérieurs (entraineurs, présidents,...). Si tu rapportes ça dans le "vrai" monde du travail c'est juste impensable. Ceux qui "font le boulot" comme on dit, les ouvriers ou même cadres ne touche qu'une infime partie de l'argent qui tourne dans leur milieu. A l'inverse de leurs dirigeants qui eux se servent grassement. Pour le football le rapport est inversé et le progrès social est justement que ceux qui produisent le plus (ici le jeu, spectacle,...) qui touchent le plus. A l'inverse du monde de l'entreprise classique où ce sont ceux qui dirigent qui empochent le pactole. Par contre je pense qu'il y a peu de chances que cette tendance s'inverse, dans un milieu comme dans l'autre... ++
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2010-06-23 12:01:45 | RikkéIdem, content de voir le sujet traité avec du recul. Ceci dit, le contexte n'est pas spécifiquement différent d'une entreprise classique (et de moins en moins au fur et à mesure que le business prend le dessus sur le sportif) et si la "loi" de l'offre et de la demande joue plus, les salaires élevés des joueurs se justifient aussi par l'argent qu'ils rapportent. J'ai du mal à penser qu'il s'est agi d'une forme de lutte sociale et d'une reprise de contrôle sur les évènements, mais bien d'une réaction épidermique de groupe suite à l'exclusion d'Anelka avec en arrière-plan des enjeux d'influence. Pas une action réellement construite avec une revendication précise, pour laquelle ils n'ont pas la formation intellectuelle ni la conscience politique, et ce n'est pas leur faire injure, puisque qu'on ne veut surtout pas qu'ils en aient. L'épisode de la lettre que personne ne s'est dévoué pour aller lire en est un exemple flagrant. Il faut qu'il gardent un niveau intellectuel faible, pour qu'ils soient sans s'en rendre compte des promoteurs de rêves d'ascension sociale, d'argent facile, mais aussi de précarité et de soumission du fait qu'ils n'ont de bagage autre que le football. Un joueur porté aux nues peut retomber vite en cas de performances insuffisantes ou tout simplement de blessure. Je suis assez d'accord sur l'aspect racisme social dans les commentaires des politiques, des journalistes, des commentateurs extrêmement démagogiques et surtout hypocrites car ceux qui écrivent ça savent très bien de qui ils parlent, d'où ceux dont ils parlent viennent et comment tirer profit d'eux. Cependant il est difficile de nier qu'il y a un certain nombre d'habitus que les joueurs issus de milieu pauvres et/ou de cités reproduisent, habitus qu'on conforte pour ne pas dire qu'on le flatte ou le valorise et que l'argent ne modifie en rien. Après les joueurs restent à la face du monde des sortes de représentants de leur pays d'origine, au même titre que des politiques. Et pour le péquin moyen (dans lequel je m'inclus), c'est difficile d'être fier d'être représenté de cette manière. En clair, pour moi, tout ce qui s'est passé est éminement politique et ne pas le voir comme la traduction d'un malaise sociétal serait une erreur.e en est un exemple flagrant.
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2010-06-23 01:02:41 | CyposUn papier qui ouvre le débat : ça change par rapport aux tombereaux de merde publiés ces derniers jours... Pour autant, je vis personnellement assez mal cette situation. Sans faire dans le drame ou l'émotion, je considère sincèrement, sans aucun critère de valeurs sociales des uns ou des autres, que les événements de ce weekend sont avant tout un manque de respect flagrant au maillot, et ça me gène beaucoup ! Bleu, rose, vert, jaune : peu importe la couleur de celui-ci ou de celui qui le porte. Quand on représente une entité pour laquelle on a été payé / recruté (et que généralement, dans ce cas, on a tout fait pour intégrer), on se doit, en retour, de produire le meilleur ou du moins de tout faire pour l'atteindre. Qu'ils s'appellent Karim (pensée à toi, Benz'), Nicolas, Yoann ou Alou, je ne demandent pas aux joueur de l'EdF d'être des modèles ou de me remplacer entant que père / éducateur. Je me contrefout de leur couleur de peau ou de leur origine sociale. Qu'ils portent bien le costard ou mieux la capuche et le casque sur les oreilles : je m'en tape ! Mais, une fois rendus sur le terrain (et avant cela, par une bonne préparation), qu'ils donnent le meilleur d'eux mêmes. Etaient ils carbos ? N'avaient ils aucun plan de jeu ? Ou bien simplement pas envie de jouer ensemble ? Certains ont ils abusé d'une certaine "expérience" pour se prétendre naturellement au dessus des autres et donc au dessus de tout reproche ? Certainement, mais cela n'excuse rien. En voulant mener cette chasse aux sorcières, en refusant de se faire discret (car ils pouvaient pourtant difficilement se la raconter comme ils l'ont fait !), en ne respectant pas le jeu, et donc encore moins le maillot, ils ont pris le risque (et ont perdu) de se faire tailler en pièce, et c'est bien mérité. Construire un nouvel effective sur ces ruines sera difficile pour notre "ami" Lolo. Quant à la récupération nauséabonde que nous entendons déjà, et ne manquerons pas d'entendre encore pendant un moment : 100% d'accord avec l'auteur de ce papier.
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2010-06-23 01:11:40 | Antoine - 1 partout, balle au centreFaut peut-être quand même pas charrier, les gars ! Je suis globalement d'accord avec ce qui est dit dans cet article, notamment par rapport au traitement qui est fait d'Anelka dans le Figaro et autres supports médiatiques de la France qui se lasse de ce qui sort du rang. Par contre, là où vous vous fourrez le doigt dans l'oeil jusqu'au deltoïde et en étant à votre tour démago, c'est que vous finissez par oublier qui sont ces gars-là et ce qu'ils peuvent faire. Un mec comme Anelka, justement. Pas besoin de lui tirer le portrait du fan de hip-hop à lunettes de soleil, on devrait s'en taper, non ? Mais ça vous choque pas de le lire (un interview à 20 minutes) traiter la France de pays hypocrite parce qu'il lui a été reproché d'étaler son fric comme ça ? Le gars crache sur les impôts en s'essuyant allègrement sur le fait que ce soit ça qui paie l'INF, ses soins quand il a été blessé au PSG, et j'en passe. Effectivement, Anelka est la victime d'un mauvais procès. C'est pas France banlieue/populaire contre France un peu mieux rangée / mieux éduquée, ou je ne sais quelle autre connerie que j'ai entendu chez Finkieljraut ou Roger-Petit. Mais faut tout de même pas oublier le côté tout pour ma gueule qui ressort de telles déclarations. Vous parliez de Ribéry, de la condescendance dont il est l'objet. Soit. Enfin bon, à partir de là, comme c'est si bien dit chezlesgirondins pour moquer Chalmé ou Laurent Blanc, on attend pas d'un footballeur qu'il soit un puits de sciences. En général, ça vient souvent après. Vous seriez sacrément de mauvaise foi en déclarant qu'il est intéressant d'écouter ou de lire un interview de Ribéry. Et, dernière chose : Ti Franck a fait un cirque pas croyable pour jouer à gauche, avec l'efficacité qu'on sait (encore démontrée pendant France-Afrique du Sud). Et vous voudriez qu'on ne rigole pas d'une diva comme lui ? Quant au parallèle sur la lutte des classes, c'est quand même fort de café de comparer la situation de vache à lait (j'en conviens) des stars du foot à la situation miséreuse des ouvriers du XIX°. Je sais bien, c'est marqué "new age" dans l'article mais ça me semble un peu indécent, comme raisonnement... Ah, et faire grève vu leur niveau de vie, ça me fait marrer autant que ça me scandalise. Ce mouvement des joueurs est ridicule et méprisable, surtout dans un pays où les mobilisations avaient une autre teneur en matière de revendication. Les manifestations, en Af Sud, j'avais le souvenir qu'on les faisait pour protester contre la ségrégation, l'insulte faite à un peuple. Pas pour protéger un joueur qui a insulté un entraîneur. Ah en fait je suis pas franchement d'accord avec cet article.
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2010-06-23 05:44:03 | BenJe remet ici mon commentaire posté sur panenka. Pas le temps de détailler mais le fond de ma pensée est la. Le point de vue est original, intéressant par moment, mais vous partez en sucette sur la dernière partie. Oui les joueurs ont merdé, et oui ils ont complètement oublié leurs devoirs en tant que selectionnés pour représenter leur nation. Et effectivement les actes de joueurs de foot ont plus de portée que les actes de politiques. C’est peut être triste, mais c’est un fait. Quant a voir une lutte des classes new âge dans leur refus de s’entraîner c’est pathétique. Il suffit d’entendre les joueurs parler pour comprendre que le concept même de lutte des classes leur est totalement etranger.
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2010-06-23 15:53:40 | mehdikamenEnfin un article qui n'a pas l'air d'etre ecrit par marine le pen ou par de villiers. Merci
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2010-06-25 01:15:00 | proutFranchement des analyses marxistes j'en ai lu sur pas mal de trucs et souvent sans être déçu mais là je suis désolé de dire que cet article, pour bien écrit et en apparence cohérent, est soit de la branlette intellectuelle sans nom et là la blague est bonne soit insultante pour des millions de gens. Car oui voir les footeux comme des chantres du progrès social c'est insultant. Je suis d'accord qu'un déballage médiatique est à l'oeuvre qui n'a pas lieu d'être (genre mec des balieues soit disant forcément mal élévés, génération caille ra pour le puant finkielkraut) mais il y a bien des choses qui se sont passés dans ce groupe pendant cette coupe du monde qui sont proprement scandaleuses, ces mecs représentent les Français. Vous allez me dire ils ont plutôt bien représenté les 53% de mai 2007... Ils ont été complètement irraisonnés et irresponsables, au moins certains d'entre eux. Et il ya bien également- et certainement davantage- quelque chose de profondément révoltant dans les rémunérations des footballeurs. De plus le procédé de citer des personnalités du gouvernement pour appuyer votre critique n'est pas honnête intellectuellement. On sait que sarkozy et ses sous fifres mènent depuis plus de trois ans une politique de communication visant à nous faire croire qu'ils sont les gardiens de notre génie national, tout en le foulant au pied si tant est qu'il existe ( et ce serait alors les idéaux humanistes et les grandes conquêtes sociales effectuées de haute lutte). Bien sur que de leur part il s'agit de la pire des récupérations dans un contexte qui leur est très largement défavorable. MAis les gens ont eux le droit d'être révolté par ce qui se passe dans le foot, et si un peu de sens politique peut naître par ce biais et bien tant mieux à la limite, même si je n'y crois pas trop. Je pense avoir suffisamment posté sur clg pour qu'ancun des rédacteurs ne soit vexé de ma critique qui est assez sévère mais me tenait à coeur. Il est bon d'aller à contre courant mais si c'est pour dire ce qui est écrit là, je ne sais pas si le jeu en vaut la chandelle.





