
"Just an old sweet song
Keeps South Africa on my mind..."
La fiche du match
Avertissement : Barrantes (62ème) pour le Costa Ricta
Changements : Squilacci, Diarra et Henry remplacent Gallas, Toulalan et Anelka (46ème), Valbuena remplace Govou (66ème), Diaby remplace Malouda (76ème) et Gignace remplace Ribéry (84ème) pour la France - Parks remplace Martinez (42ème), Bolanos remplace Hernandez (56ème), Gamboa remplace Myrie (85ème), Estrada remplace Urena (75ème) et Madrigal remplace Ruiz (92ème) pour le Costa Rica.
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Le film du match
Jean-Michel Larqué lance son match sur des bases très élevées : "C'est une bonne chose d'affronter le Costa Rica, car ils étaient dans le même groupe de qualification que le Mexique et qu'ils ont été éliminés par l'Uruguay en barrages". Oui, et alors ?
5ème minute - A 20 mètres des buts de Keylor Navas, Nicolas Anelka voit sa frappe contrée par un défenseur costaricien.
7ème - Franck Ribéry s'infiltre dans la surface mais tarde à passer le ballon à Anelka, hors-jeu au moment où le Ch'timi se décide enfin.
10ème - Florent Malouda ouvre magnifiquement depuis le rond central sur Sidney Rodrigue Noukpo Govou. Le futur ex lyonnais voit Navas repousser sa frappe en corner.
11ème - Bryan Ruiz trouve Carlos Hernandez à 25 mètres des buts de Steve Mandanda. Eric Abidal laisse au milieu de terrain des Ticos tout le loisir de s'avancer et de déclencher une frappe croisée qui ouvre le score. 0-1.
13ème - Parti côté gauche, Ribéry repique au centre et frappe hors cadre.
14ème - Hernandez, dans la même position que 3 minutes auparavant, voit sa frappe contrée par Patrice Evra.
16ème - Navas repousse difficilement une lourde frappe de Ribéry. Yoann Gourcuff récupère et marque, mais est justement signalé en position de hors-jeu.
17ème - Christian Jeanpierre milite pour les notes artistiques en football : "Franchement, vu leur niveau technique, le Costa Rica aurait pu être invité à la coupe du monde".
21ème - Navas capte facilement un coup franc mal tiré par Gourcuff. Suite à la relance du gardien costaricien, Jérémy Toulalan récupère le ballon, percute et transmet à Ribéry sur sa gauche. Le balafré s'enfonce dans la surface puis voit son centre dévié dans ses propres filets par Douglas Sequeira. 1-1.
24ème - Magnifique passe transversale de la gauche vers la droite d'Hernandez pour Ruiz. Le virevoltant capitaine des Ticos, à 20 mètres des buts français, se balade sur la largeur et envoie une belle frappe. Mandanda fait la parade.
28ème -- Suite à une touche de Bacary Sagna, Gourcuff frappe au-dessus des buts de Navas.
29ème - Diaz fait chuter Gourcuff en accrochant un lacet du Girondin avec son crampon. L'arbitre siffle faute.
31ème - Consécutivement à une passe en retrait pourrie de William Gallas, Mandanda effectue un dégagement pourri directement sur Marco Urena qui déclenche une frappe... pourrie.
32ème - Govou décale Malouda qui frappe au-dessus des buts adverses.
34ème - Ruiz, seul aux 6 mètres, reprend de la tête un corner frappé par Michael Barrantes. Le ballon s'écrase sur la barre transversale.
42ème - Winston Parks remplace Josué Martinez, blessé.
45ème - Côté gauche, Ribéry rentre dans la surface puis frappe dans un angle fermé. Navas repousse.
46ème - Sébastien Squilacci, Alou Diarra et Thierry Henry remplacent Gallas, Toulalan et Anelka.
48ème - Navas repousse un centre puissant d'Evra, à l'entrée de la surface de réparation. Gourcuff reprend et envoie une mine juste au-dessus des buts ticos.
49ème - La frappe de Gourcuff des 25 mètres oblige Navas a concéder un corner. Suite à celui-ci, Malouda centre pour la tête de Sagna au 1er poteau. Le Gunner ne cadre pas.
56ème - Bolanos remplace Hernandez.
58ème - Ribéry passe le ballon à ras de terre à Thierry Henry. Le n°12 des Bleus ne cadre pas.
61ème - Barrantes écope d'un carton jaune suite à un tacle sur Ribéry.
65ème - Mathieu Valbuena remplace Govou alors que côté costaricien Gamboa remplace Myrie.
65ème - Valbuena côté droit croise trop sa frappe. Le public lensois scande le nom du néo-international au physique d'enfant.
68ème - Corner français joué à deux. Malouda trouve la tête de Squilacci au 2d poteau. Le Sévillan ne cadre pas.
72ème - Squilacci profite d'un contrôle raté de Valbuena pour se présenter seul face à Navas qui fait la parade.
75ème - Estrada remplace Urena.
76ème - Diarra relance sur Parks, plein axe. L'attaquant du Lokomotiv Moscou frappe au-dessus des buts de Mandanda.
77ème - Vassiriki Abou Diaby remplace Malouda.
70ème - Ribéry fixe trois Ticos et transmet à Henry qui voit sa frappe détournée en corner.
82ème - Mandanda boxe une frappe lourde du Tico n°14.
83ème - Diaby au milieu de trois adversaires parvient à décaler Valbuena qui s'avance pour croiser parfaitement sa frappe. 2-1.
84ème - André-Pierre Gignac remplace Ribéry.
86ème - Navas capte une frappe du dernier entrant.
91ème - Gignac, encore lui, déclenche une frappe côté gauche. Mais le voyageur n'enroule pas assez.
92ème - Madrigal remplace Ruiz.
La playlist du match
Speedy Gonzales
Parks on est jeune et con
Sequeira sera
Meet the Barrantes
Lemos Tree
En Mena Moi
L'analyse
Comme annoncé depuis quelques jours, la France affichait au coup d’envoi un 4-3-3 plutôt enthousiasmant, avec un seul récupérateur (Toulalan) et ses meilleurs éléments enfin réunis (Malouda, Ribéry, Gourcuff, Anelka). 4-3-3 sur le papier, mais sur le terrain ? Les esprits chagrins diront que c’était en fait un 4-1-4-1 avec le seul Anelka en pointe, et donc un milieu avec 4 tripoteurs sur la même ligne. Pour autant qu’elle soit exacte, cette analyse ne nous semble pas très intéressante tant le jeu de l’équipe de France s’est affirmé bien plus par la verticale que par l’horizontale.
On s’explique : à gauche, le triangle d’or. Evra, Malouda, Ribéry. Leur mouvement préféré ? Evra remonte la balle, Malouda attire les défenseurs à lui et sert de point d’appui. Là, soit il lance Ribéry dans le dos des défenseurs, soit il remise sur Evra qui apporte le surnombre dans le camp adverse. C’est limpide et diablement efficace. Les Costariciens ont subi les assauts du trio durant tout le temps de leur présence sur le terrain et, avec plus d’efficacité, cela aurait pu faire très mal au tableau d’affichage. En tout état de cause, ça jouait juste et en une touche deb balle. Ces trois-là, toute proportion gardée, nous ont fait penser à la triplette Lizarazu-Zidane-Dugarry. De très bon augure.
A droite, pas la même salade. Le positionnement (horizontal…) des joueurs avait beau être le même qu’à gauche, on a vu beaucoup moins de mouvements et ceux qu’on a vu étaient bien différents. La cause ? Le profil des joueurs. Là où Evra sait porter le ballon et relayer avec ses milieux, Sagan est moins à l’aise, plus en retrait. Quand Malouda est attiré par l’aile et les dédoublements, Gourcuff l’est par l’axe et la tenue du ballon, de manière à décaler son ailier au dernier moment (ou à lancer un concours de tir au pigeon, péché mignon du Bordelais hier soir). Face à ces deux profils, Govou, le troisième homme à droite, s’est retrouvé un peu démuni et n’a bénéficié que de peu de bons ballons. L’entrée de Valbuena, plus prompt à descendre chercher les ballons, permet d’ouvrir des pistes de réflexion quant au type de positionnement et d’activité que devra avoir celui qui jouera à ce poste.
Devant ces deux trinômes, Anelka a eu l’air un peu embêté, ayant du mal à combiner et se faisant parfois « doubler » par un Gourcuff bien en jambes. Affaires d’automatismes, car on ne voit pas pourquoi un avant-centre du niveau de ceux de l’équipe de France ne parviendrait pas à tirer profit d’une telle activité de son milieu de terrain.
Au milieu justement, Toulalan a fait le job bien proprement, s’offrant même le luxe de passer le milieu et de transpercer le 1er rideau costaricien sur l’action devant amener le 1er but. Bien aidé par Gourcuff et Malouda hyperactifs, le Lyonnais s’en est très bien sorti et n’a pas fait d’erreur idiote et impardonnable à ce niveau comme ce fut hélas le cas d’Alou Diarra, son remplaçant.
Derrière, pas grand-chose à dire, si ce n’est qu’Abidal est tout de même méchamment coupable sur le but adverse et que la défense centrale nous a paru manquer globalement d’agressivité et de punch. Face au Costa-Rica, ce n’est peut-être pas dramatique, mais sinon… L’entrée de Squillacci a été très bonne, le Sevillan semblant en mesure d’apporter la vivacité nécessaire à l’équilibre de l’axe. A suivre.
Déjà, à Tignes, on sentait que les Bleus pencheraient à gauche
Mandanda : Trompé par le rebond sur la frappe plutôt mollassonne de Hernandez, auteur d'une relance ignoble à la 31ème. N'a pas assuré le minimum le peu de fois où il fut sollicité. Toute une nation prie pour que Lloris ne se blesse pas dans les semaines à venir.
Sagna : Peu inquiété défensivement, le curieusement inamovible latéral droit de l'équipe de France n'a absolument rien apporté offensivement, hormis une frappe de la tête non-cadrée à la 49ème. N'a pas centré une seule fois.
Evra : Promu capitaine, le Mancunien s'est parfaitement entendu avec Malouda et Ribery, contribuant à faire pencher à gauche le jeu des Bleus.
Gallas : on l'a senti un peu sur la réserve, sûrement par peur de la rechute. S'il n'a pas été inquiété outre mesure, il faudra qu'il se montre un peu plus sûr de lui lors des prochains matchs pour ne pas se faire marcher dessus par un Squillacci très saignant dès son entrée et dangereux sur les coups de pieds arrêtés.
Abidal : replacé défenseur central alors qu'il a pourtant de bonnes marques en tant que latéral au Barça, Abidal a souvent semblé sur la brèche en première période, confondant parfois vitesse et précipitation dans ses interventions. Coupable sur le but d'avoir eu un réflexe de latéral en voulant suivre un attaquant pourtant géré par Evra, il a laissé à Hernandez le temps de frapper tranquillement au lieu de venir le presser. En dehors de ce sacré couac, il a remporté tout ses duels.
Toulalan : dans un système que l'on découvrait chez les bleus, il a joué le rôle de sentinelle efficace, et bien aidé par Malouda et Gourcuff. Mais on l'a senti un peu perdu dans son positionnement, et il a parfois manqué sang-froid dans ses relances, balançant de grands ballons en profondeur directement en sortie de but. Remplacé par Diarra après la pause. Le Bordelais a voulu faire peur à ses collègues en fournissant la plus belle passe presque décisive du match à l'attaquant du Costa Rica. Sur l'ensemble de la période, il a joué avec sobriété mais difficile de tirer un véritable bilan tant les adversaires étaient devenus inoffensifs.
Malouda : plus habitué à ce poste que ses deux comparses, il a très facilement trouvé Ribéry ou Evra. Il a toujours tenté de jouer directement vers l'avant, ce qui le démarque un peu de Gourcuff et Toulalan. Défensivement, il a bien pressé et récupéré beaucoup de ballons. A voir toutefois si son entente avec Ribéry ne tombe pas dans un entremêlement de fils, tant les deux joueurs étaient proches en première période. De plus, il devra nettement améliorer la qualité de ses corners. Remplacé par Diaby qui a montré toutes les qualités qu'on lui connait avec les Gunners : puissance, justesse technique, et efficacité dans le dernier geste avec ce superbe travail qui amène le but de Valbuena.
Gourcuff : il n'avait pas joué depuis plus d'un mois, et on pouvait craindre un manque de rythme. Il n'en a rien été. Si le jeu a au départ beaucoup penché à gauche, il s'est rendu plus disponible et a dé-zoné pour tenter d'inverser la tendance. Très mobile, se dépensant sans compter, il s'est parfaitement entendu avec Ribéry et Malouda, beaucoup moins avec Govou et Anelka. A l'origine de pas mal d'attaques placées des bleus, il a en revanche totalement loupé ses coups de pieds arrêtés.
Govou : placé en attaquant droit pour bloquer les montées du latéral gauche adverse mieux que ne l'aurait fait un Anelka ou un Gignac, il a été très utile pour presser dans les 40 premiers mètres et étirer la défense costaricienne. Manquant parfois de lucidité ou de justesse technique dans ses frappes, il a toutefois été le français le plus dangereux de la première mi-temps. Eteint en seconde, il a été remplacé par Valbuena qui aura sûrement convaincu les plus sceptiques qu'il peut être un joker tout à fait crédible.
Ribéry : si on avait des doutes par rapport à l'état psychologique du Munichois, on ne le remerciera jamais assez de les avoir levés! Qu'on se le dise, Ribéry est en jambes et a envie de briller. Très disponible, très mobile, toujours dangereux, il lui a juste manqué de promptitude dans le dernier geste, s'enfonçant parfois dans des entonnoirs de joueurs adverses alors qu'il pouvait créer le décalage une ou deux secondes plus tôt. Surement des réglages à faire, et créer une meilleure entente avec son attaquant de pointe. Remplacé par Gignac, qui a pris le côté gauche et a fait ce qu'il sait faire: rentrer dans l'axe et frapper. Deux tirs pas très loin des cages, et c'est déjà pas mal pour un joueur qui n'est parfaitement à l'aise qu'en pointe.
Anelka : sûrement la déception de la soirée, mais voilà aussi le seul joueur (avec éventuellement Abidal) qui n'a pas joué au poste qui lui convient le mieux. Habitué à jouer derrière l'attaquant, il n'a presque rien montré, sauf lorsqu'il est redescendu chercher quelques ballons. Problème, dans ces cas-là, il n'y a plus personne devant. Lorsque Henry a pris sa place, on a alors vu la différence avec un vrai n°9. Le Barcelonais s'est parfaitement entendu avec Ribéry et n'a finalement manqué que de rythme, logiquement, et de justesse technique. Pourra-t-il régler tout cela en 15 jours ? Il va bien falloir.
Les Ticos
Les hommes de Rene SImoes ne sont pas qualifiés pour la coupe du monde, ils ne rentrent donc pas dans notre ligne éditoriale. Cruel.
Le Costaricien qui rêve de jouer en Gironde
Carlos Hernandez avec le maillot de son club, Melbourne Victory
Bleus comme du Viagra
"Ce soir, on a pris pas mal de plaisir", Toulalan
"Quand on voit Franck avec des jambes comme ça, ça vaut le coup", Malouda
"Il y a eu beaucoup d'envie", Govou
"J'ai trouvé du plaisir ce soir", Gourcuff
Les remarques dispensables
- Après Faubert, Govou et Benzema, Valbuena porte désormais le n°10 chez les bleus. On a un peu mal à notre Zidane quand même.
- Des "Olé !" après 3 passes du Costa-Rica, des "Ribéry ! Ribéry! Ribéry !" pour une action qui finit en sortie de but, des "Sagna ! Sagna ! Sagna !" pour le seul ballon récupéré par le latéral droit... Euh, comment dit-on "footix" en ch'ti ?
- Jean-Luc Reichman au bord du terrain, c'était pour gueuler "Attention à la marche!" à Gallas?
- Pas d'Arsène Wenger aux commentaires, on sent que la saison est finie et qu'il n'a plus à s'inquiéter du temps de jeu de ses poulains.
La personne avec qui on veut bien aller au Costa Rica
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2010-05-28 09:05:25 | saka - Gros boulotSuperbe analyse, un sacré boulot que vous avez fait là. Ca laisse augurer d'une belle coupe du monde sur novuvuzela. Bravo.
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2010-05-28 09:49:58 | yohplaboomAnalyse de l'analyse : c'est bon la rédac semble fin prête ! Quoi qu'à la vue de la dernière vidéo, gare au claquage de la rétine ! =D





